NOUS NE SOMMES DONC PAS NOTRE ÂME?

Bonjour Loya ! Voici ma question : Qu’est-ce qui n’est pas fictif dans ce que je suis ?

Seulement la conscience d’être. Tout le reste est invention, rôles, fictions. Ce n’est pas grave !

J’espère que ce n’est pas une maladie !

Rassure-toi ! La maladie que vous nommez l’oubli possède son antidote : la conscience d’être. Elle n’est réellement et simplement qu’un décalage entre ce que vous êtes et votre identification à une histoire, un rôle, une mémoire.

Nous revoici encore en train de parler de mémoire !

Je vous y ramène sans cesse, puisque c’est mon rayon, mon axe de partage.

En quoi sommes-nous « décalés », comme tu le dis ?

En prenant le contenant pour le contenu. En vous prenant pour votre mémoire, votre histoire, Fût-elle celle de votre âme à travers le cosmos, vous oubliez que vous êtes l’être qui vit cette mémoire et qui l’irrigue à tout instant, plus ou moins puissamment. Voici une manière de saisir la différence entre l’âme et l’esprit. Une âme, c’est une mémoire, une histoire, une succession de rôles à travers un grand nombre de formes de vie, d’états de conscience.

Nous ne sommes donc pas notre âme ?

Plus ultimement, vous êtes l’être qui a pris une âme pour voyager à travers la création. Il faut une âme pour voyager, parce que l’esprit est immobile. Je ne vous explique pas ça par pur plaisir de stimuler l’intellect, à travers des considérations métaphysiques. Je le fais pour une autre raison : pour vous aider à mieux pouvoir répondre à la question : « Qui suis-je ? »

Tu nous mets surtout devant un grand vide : si nous ne sommes pas notre âme, que reste-t-il de nous ?

L’esprit. C’est votre essence. L’esprit, c’est la conscience d’être.

D’être séparé ou d’être tout ?

Les deux à la fois. L’esprit irrigue autant les perceptions des formes de vies qui se sentent séparées du reste de la création, que celles des formes de vies qui se sentent appartenir à l’unité.

Je vous pose cette question : lorsque vous dites vouloir vous souvenir de qui vous êtes, QUI a cette volonté ? QUI est celui qui demande ce souvenir ?

Un petit être humain qui sait, qui est intimement convaincu, d’être « plus que ça », non ?

Je te le dis, c’est seulement l’esprit qui agit à travers vous pour connecter deux mémoires : une toute petite, correspondant à un rôle joué pour un temps dans un certain espace de conscience et que vous prenez pour vous-mêmes, et une plus grande, correspondant à une multitude de rôles sur différents plans, à travers une multitude de formes et d’états de conscience. C’est la rencontre de deux mémoires : une petite et une grande. Comme la rencontre d’une petite flaque d’eau avec un fleuve, entre lesquels on aurait creusé un canal. Voyez l’eau de cette image comme votre conscience. Certains paysages de votre âme ne peuvent être irrigués par l’eau de votre conscience dans l’état ordinaire actuel. Comme je vous l’ai dit, cela nécessiterait un débit de conscience plus important que ce que votre corps peut supporter sans préparation.

Alors, nous ne pouvons pas nous souvenir de qui nous sommes facilement ?

La réalité est que la création entière propose une quête avec cette question pour fil d’Ariane. La création est mémoire, terrain de jeu, où toutes les expériences sont possibles. Je vais encore vous le montrer avec une autre image. Imaginez que vous jouez aux échecs. Vous avez la possibilité d’inventer que vous êtes une pièce du jeu, par exemple un cavalier. Vous jouez à vous imaginer être le cavalier. Vous allez alors expérimenter tout ce qu’il peut faire en termes de déplacements, selon les règles du jeu. Cela, vous pouvez le faire, par la force de votre imaginaire, tout comme des enfants peuvent jouer à être une poupée à qui il arrive des aventures, n’est-ce pas ?

Oui, je te suis !

Pourtant, vous êtes et serez toujours le créateur de toutes ces « inventions », ces scénarios, ces projections à travers des objets, qui répondent à certaines règles, que vous avez aussi inventées initialement. L’esprit a cette faculté de projection à toutes les échelles, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, et même la faculté d’inventer cette échelle sans cesse. Ainsi, en remontant la question « Qui suis-je ? » vers sa source, vous ne trouverez que celui qui crée tout cela, qui invente toutes ces règles du jeu, qui joue à toutes ces projections, qui vit toutes ces aventures. Tu me suis ?

Oui. Mais en quoi notre quête de « souvenir » est-elle éclairée par cette perspective ?

Tu ne vois pas ?

Pas vraiment.

Vous voulez « vous souvenir de qui vous êtes », et cela résonne bien souvent comme le désir de vous souvenir de qui vous avez été dans d’autres incarnations, dans d’autres états de conscience, d’autres formes de vie, n’est-ce pas ?

Oui, oui, je crois que c’est le désir de beaucoup d’entre nous !

Tout ce que vous êtes, vous l’êtes en ce moment. Toutes vos « vies » ont lieu en ce moment, elles existent comme un paysage avec ses reliefs sur la trame de l’univers des univers. Si vous n’avez pas accès à la vallée d’à côté, à votre vie d’à côté, c’est parce que le débit du torrent qui irrigue la vallée que vous habitez présentement n’est pas assez puissant. Et il ne pourrait l’être ! Sans quoi cette vallée que vous habitez serait dévastée. Comprenez ! Vous « souvenir » d’une vie parallèle avec votre énergie actuelle reviendrait à revivre cette vie-là, sans vous souvenir de celle dans laquelle vous vous trouvez ici et maintenant. Le débit de conscience n’est pas suffisant pour alimenter deux vallées à la fois. Pour relier deux vallées ou tout un paysage, il vous faut apprendre à voler, pour les embrasser d’un seul regard, en « même temps ».

Et comment apprenons-nous à voler ?

Voilà l’entrée en matière ! Ouf, nous y sommes. Ce n’est pas simple de vous emmener dans cette contemplation… mais nous venons d’ouvrir une petite porte. Franchissons-la !

Avec joie !

Apprendre à voler, c’est apprendre à ne pas se prendre pour le paysage, mais « se souvenir » d’être celui qui le contemple. Cela revient à « vous souvenir » que vous n’êtes pas le cavalier du jeu d’échec, mais que vous avez seulement joué à le croire, pour expérimenter tous ses déplacements possibles. Vous êtes celui qui a décidé de jouer et qui est en train de jouer. Voilà ce qu’est l’esprit. Ainsi, la mémoire que vous cherchez à reconquérir ne vous rejoindra que quand vous déciderez de travailler à votre envol, à votre désidentification à la forme, à tout rôle.

Cela ne signifie-t-il pas notre fin, notre disparition ?

Rien de tel ! Vous pouvez tout à fait jouer à un jeu en vous souvenant que vous jouez, que ce n’est pas sérieux, que le jeu n’est pas « tout ce que vous êtes », n’est-ce pas ? On ne disparait pas quand on se souvient de qui on est ! On continue tout simplement à jouer, ou pas, mais en toute conscience, et non plus comme un automate qui fait sans cesse le tour du plateau de jeu parce qu’il ne s’est pas encore souvenu que tout était possible.

Comment toute cette explication va nous aider à retrouver cette mémoire de qui nous sommes ? Comment cela nous permet-il de mieux répondre à la question : « Qui suis-je ? »

Par un déconditionnement progressif de votre regard qui vous identifie aux rôles que vous jouez, aux noms que vous portez, aux définitions que vous vous attribuez. Vous allez apprendre à redevenir celui qui joue et qui sait parfaitement qu’il joue. Comment faire ? Eh bien, en vous engageant sur un chemin d’intensité, qui vous permettra de vous alléger des mémoires encombrantes et plombantes. Vos traumatismes, vos grandes peurs, vous clouent littéralement au sol, dans la vallée que vous fréquentez en ce moment, dans cette petite vie. Affrontez-les amoureusement. Mettez-les en paix en vous réconciliant avec les rôles de victimes ou de bourreaux que vous portez. Profondément, vous êtes encore convaincus que certains évènements sont de votre « faute » ou de celle d’un autre, qu’il conviendrait de détester ou à tout le moins de condamner. Même si vous ne vous souvenez pas de ces évènements, la croyance en votre culpabilité ou en votre statut de victime vous suit à la trace à tout instant. C’est cette croyance qui vous relie à la densité de cette planète.

Waw ! Et comment la désamorcer ?

En effectuant un travail d’amour. Je ne vous le cache pas : il est lent, ce travail. Il est à la mesure de ce que votre corps est capable d’apprendre et de porter, en termes d’intensité et de responsabilité. Ce travail est pourtant nécessaire pour finalement habiter cette cinquième dimension de votre être. De nombreuses écoles et techniques vont continuer à éclore sur la surface de votre monde, dans les siècles qui viennent, afin de vous aider à vous acclimater à ce passage. Vous naissez à peine à cette possibilité de cinquième dimension !

Oh, tu nous parles de siècles ! Ça a l’air si loin ! Pourtant, en même temps, il est question d’un passage beaucoup plus rapide dans la 5D. Ishtar ou d’autres parlent de quelques mois, ou peut-être de quelques années seulement !

Vous prenez la 5D pour un « lieu » dans lequel vous vous retrouveriez tout à coup projetés comme par magie, sans rien faire. Ce n’est pas le cas. Comprenez que la 5D est une possibilité qui est offerte à votre conscience, de manière individuelle, et il est vrai qu’une porte collective est en train d’être franchie de manière décisive. Mais lorsque vous commencerez à fréquenter ces nouveaux rivages en vous – parce que ce sera toujours intérieur – vous ne vous y maintiendrez pas de manière continue. Vous aurez seulement la possibilité d’y faire des incursions qui, si elles se font de plus en plus fréquentes, sur base de votre entrainement et de votre volonté, deviendront peu à peu la nouvelle demeure de l’humanité que porte votre planète. Il est plus juste de le voir comme ceci. Il est temps de quitter la croyance que les choses vont « vous arriver ». C’est impossible, puisque la 5D est justement la dimension dans laquelle vous prenez totalement la responsabilité de votre être. Cela signifie que tout ce que vous y découvrirez se manifestera sur vos propres forces, votre action consciente et bâtisseuse, créatrice, votre propre intention.

Cette prise de conscience peut être douloureuse pour tous ceux qui croyaient être « sauvés » par quelque évènement extérieur.

Je suis désolée d’inciser où ça fait mal. Votre mise en route passe par cette responsabilité, qu’il convient de réveiller. Votre état malade, votre état d’amnésie, prend sa source dans le fait que vous êtes restés ancrés dans la croyance que les choses « vous arrivent », ce qui est le propre de la 3D, dans laquelle vous vous êtes désinvestis de vos responsabilités, les laissant à d’autres… qui en profitent, comme nous en avons souvent dressé le tableau.

Quant à moi, je préfère m’en tenir au sujet enthousiasmant de votre mémoire à reconquérir, parce que ce chemin, bien que long selon vos perceptions, est un chemin intense, lumineux et puissant.

Je voulais aujourd’hui vous faire comprendre que votre mémoire cosmique ne sera pas accessible en dehors d’une élévation de vos perceptions, c’est-à-dire une élévation significative de votre « taux vibratoire », comme vous dites. C’est cela, apprendre à voler, c’est augmenter son propre taux vibratoire, jusqu’à ce que votre regard embrasse votre histoire d’âme depuis une altitude toujours plus élevée. Vous apercevrez en premier lieu les sommets de vos reliefs intérieurs, cela va de soi. Ainsi, vous vous élèverez en conscience par la désidentification aux rôles que vous avez joués, par le pardon que vous vous accorderez et que vous accorderez à tous les protagonistes de vos histoires, tant récentes que profondes. Vous découvrirez de belles contrées en vous, de beaux talents cultivés dans d’autres vallées, d’autres « vies », d’autres plans de conscience.

La période que vous vivez est extraordinaire, parce que ce chemin est totalement accessible pour vous. Il vous revient seulement de vous mettre en route, de cesser d’attendre. En ce qui me concerne, je continuerai à vous aider à déblayer ce chemin particulier de la mémoire.

J’ai posé les bases de mes perceptions dans le livre Dialogues solteriens, et je continuerai à vous donner des éléments de compréhension au travers de conversations comme celle-ci. C’est une joie pour moi ! Et cette joie me pousse à vous faire comprendre que les lectures et connaissances ne suffiront pas. Contempler une carte ne remplace pas le voyage sur le terrain.

Merci Loya !

Merci à vous, pour l’attention que vous êtes capables de vous porter ! Je reste à vos côtés.

Canalisé par Foelia.

***

Ce texte fait partie du « Marathon de dialogues 2022 » – https://foelia.net/marathon-de-dialogues-2022/ – Vous pouvez l’utiliser librement, pour autant que vous fassiez référence au blog de Foelia – https://foelia.net – et que vous conserviez ces quelques lignes. Merci !

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