Une attente qui va au-delà de mes limites terrestres…

Depuis ce matin, je suis « en attente ». De quoi ? Je ne sais pas, mais j’attends. Et ce n’est pas mon esprit qui attend. Non, tout mon corps attend. Et quand je dis tout mon corps attend, ce n’est pas complet. Je devrais dire tout mon Être attend. Je ressens cette attente au-delà de mon Moi terrien. Mon attente va au-delà de mes limites terrestres.  Je ressens cette attente comme une masse en moi dont les bras, dont les tentacules s’élèvent dans l’espace.

Et quand j’écris une masse, le mot n’est pas exact totalement, ce n’est pas tout à fait cela que je ressens. Une masse est quelque chose d’inerte et de sombre qui pèse sur son assise.   Or ce qui m’envahit est plutôt quelque chose d’aérien, qui m’occupe entièrement et qui me tire vers le haut. Est-ce cette chose qui me tire ou bien est-ce moi qui, dans mon attente, m’expanse ? Je ne sais.

Oui, cette image me semble plus proche de ce que je ressens. Je suis tellement en attente que l’être physique que je suis ne peut plus attendre. Il passe le relais à mon être subtil. Je dois avoir la forme d’une poire. Mon cercle devient une poire, tendue vers le haut et devenant de plus en plus mince au fur et à mesure de son élévation. Je monte mais je ne sais pas ce que je cherche. Je ne sais pas pourquoi cette attente. Curieuse sensation de vide que l’objet de mon attente remplira.   

Quand je fais le focus sur moi, quand je me regarde de l’extérieur, je me vois solidement ancré dans le sol et tiré vers le haut. Mes branches sont toutes orientées vers le ciel. Pas une qui soit parallèle au sol. Je me sens monter, monter. Je vibre de plus en plus.  Je suis connecté à Gaïa, notre terre- mère et à Alcyone, le père- ciel. Je ressens leurs énergies circuler en moi.

Donc, je suis connecté et j’attends. Quoi ? Je ne sais toujours pas.  

Et si, ne pas savoir ce que j’attends était la raison de ce que je vis ? Et si l’attente, absolue puisque je n’en connais même pas la raison, était ce dont il fallait que je prenne conscience ?  Attendre, attendre, attendre… en vain est la nature du mental, non ? Et pourtant je sens mon cœur attendre, lui aussi. Et je ne me sens pas dans le mental. C’est comme si j’attendais quelque chose de merveilleux. Non pas en récompense de quelque chose mais quelque chose qui me serait donné. Quelque chose qui me remplira de bonheur et de joie.

Et si, maintenant, je lâchais prise ? si je cessais de me questionner et d’attendre en vain une réponse que je ne recevrais pas ? Et si mon attente bloquait la venue de ce que j’attends ? Et si, ce matin, au lieu de me torturer à attendre et chercher à savoir quoi, je fixais mon attention sur le couple de tourterelles qui se bécote sur la branche de l’arbre qui est en face de ma fenêtre ?   

Il fait beau ce matin du premier jour de Printemps. La nature est splendide, les oiseaux viennent manger les graines que j’ai disposées à leur intention.

Petit à petit, cessant d’attendre et en retournant à la vie, à mon environnement, je sens cette attente perdre en intensité en moi. Je ressens l’énergie circuler. Je ne suis plus tourné vers moi. Vienne ce qui viendra au moment où cela doit venir.

Lâcher prise est finalement la chose la plus logique lorsqu’on attend quelque chose sur laquelle nous n’avons aucune prise et qui ne vient pas. S’obstiner à attendre est vain et nous bloque sur cette attente, empêchant son arrivée et la libre circulation des énergies en nous.

C’est parce que nous attendons, que nous attendons. En attendant, nous générons des vibrations d’attente… et nous recevons de l’attente. Plus nous attendons, plus nous sommes en attente.

En lâchant prise et en étant ouvert à tout ce qui peut se passer, nous laissons toutes les opportunités venir à nous. Et si nous voulons quelque chose de particulier, vibrons-le. Mais ne l’attendons plus.

Lâcher prise, c’est être dans un espace infini, sans contrainte ni limite. Lâcher prise c’est être l’espace absolu, ouvert et contenant toutes les possibilités. Et les non-possibilités. Être dans le lâcher prise, c’est être dans le Grand Tout. Dans cet espace où se trouve potentiellement ce que j’attendais depuis ce matin, qui doit me permettre d’évoluer et de grandir. Qui doit emplir ce grand vide en moi ressenti pendant mon attente.

Ce que j’attendais ce matin me parviendra si et quand ce sera le moment. Dans la Sagesse et l’Amour Absolu de l’Univers. Attendre en espérant ne sert à rien; sinon à désespérer de ne pas voir venir.

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