Canaliser l’énergie de vie et suivre l’élan créatif, c’est cultiver la joie, exprimer le vrai Moi…

Cela devient de plus en plus évident que le fait de lâcher de vieilles émotions refoulées permet de passer à autre chose, de retrouver le goût de créer, d’innover.
Je me demandais souvent lorsque j’étais dans l’accueil de pensées et d’émotions relatives au passé, au rôle de victime, si je fais correctement les choses.
C’est une des nombreuses inquiétudes du mental qui veut bien faire, qui veut être validé et récompensé pour ses actions.

Ceci dit, ça n’est pas du tout un jugement négatif à son égard parce que ce mode de fonctionnement qui consiste à évaluer les choses, à vouloir bien faire est vraiment utile voire nécessaire. Tout comme le besoin d’être validé et récompensé participe au bien-être et à l’établissement d’une juste estime de soi.

Le mental a besoin d’évaluer les résultats de ses actions pour avancer, pour sentir qu’il est sur la bonne voie ou en accord avec les aspirations et inspirations de l’âme.
Ces fonctions peuvent être néfastes si on est identifié uniquement au mental parce qu’alors, on cherche l’approbation extérieure pour sentir qu’on a de la valeur.

On attend d’être validé par les autres ce qui fait qu’on agit en ce sens, on fait tout pour plaire.
Et ce faisant on n’est pas authentique, on nourrit le personnage, les souffrances, les fausses croyances…on se trahit, on est divisé intérieurement et perpétuellement en manque.

C’est la vie elle-même et la façon dont la joie s’installe progressivement qui démontrent que j’ai accueillies les pensées émotions de l’enfant « comme il le fallait ».

La sincérité, la transparence et le fait de ne pas s’identifier aux remontées psycho-émotionnelles est suffisant à libérer le passé ou la charge émotionnelle refoulée.

Mais cela s’étale sur plusieurs heures, voire sur plusieurs jours, bien que ça puisse aussi se vivre parfois de façon instantanée. Plus on plonge loin dans les profondeurs de l’inconscient et plus le processus demande du temps avant de pouvoir retrouver la joie, le désir, l’enthousiasme à agir.
En fait il ne s’agit pas tant d’aller loin dans les profondeurs mais de regarder en toute sincérité, d’oser ressentir.

Et par-dessus tout, plus on peut faire cette immersion sans que le mental n’intervienne et plus la libération est rapide.

Déjà dans l’instant, au moment où on ressent les émotions difficiles, celles qui sont reliées aux anciennes croyances et conditionnements, si on peut revenir au silence mental alors que les sensations s’expriment, il n’y a pas de souffrance ou d’attachement à cette souffrance d’ordre psychologique.

Vivre sa vie en suivant le désir, l’enthousiasme, est aussi ce qui guérit l’enfant en soi non seulement parce qu’on suit l’inspiration, mais aussi parce qu’on honore cet enfant, on lui permet d’exprimer la spontanéité. Il a le droit d’exprimer autant ce qui apparait désagréable que ce qui est l’expression pure de la joie.

Cette façon de suivre et ainsi de cultiver la joie, sans pour autant nier ou refouler les émotions dites négatives, restaure l’harmonie et les aspirations de l’âme, du moi véritable émergent à nouveau tout comme le désir de créer.

Et les énergies du printemps sont idéales pour cela, elles éveillent ce potentiel en chacun tout comme elles agissent dans la nature.

J’ai observé ce processus naturel et sans forcer, sans intellectualiser les choses pour diriger les élans à créer, simplement en suivant le désir de l’instant, je me retrouve avec plusieurs chantiers en cours.

Je n’interprète plus les choses lorsqu’elles surviennent mais j’attends de vivre le processus complet afin de recevoir l’image de celui-ci et ce qui en ressort.

J’ai toujours aimé commencer plusieurs choses en même temps et ça ne m’empêche pas d’aller au bout de chacune d’elles ni d’être pleinement à ce que je fais dans l’instant. Mais ça demande d’être à l’écoute de l’inspiration et surtout de lâcher les attentes, le besoin de contrôle et de résultat.

Être à l’écoute c’est juste suivre l’impulsion sans jugements ni interprétation, cela se situe au niveau du ressenti et quand c’est le bon moment, le mental ne tergiverse pas.

C’est assez animal ou instinctif comme élan. C’est une façon d’agir qui consiste à faire les choses avec enthousiasme et à ne pas s’inquiéter ou se critiquer si on laisse tout en plan.

Quand une idée est portée par l’enthousiasme, la légèreté ou l’absence de pression, elle se concrétise de la meilleure des façons.

Parce qu’on suit la guidance intérieure, parce qu’on agit dans l’alignement des corps ou dans l’unité intérieure, dans la confiance en nos capacités, autant celles qui sont relatives à l’humain que dans la relation à la source en soi.

Et comme il n’y a pas d’attentes, comme le résultat n’est pas ce qui va augmenter l’estime de soi, comme elle n’en dépend pas, la sensation de liberté grandit aussi.

L’estime de soi se situe ici dans le fait de suivre l’élan en toute confiance. C’est ce qui fortifie l’amour de soi, autant du moi que de l’âme et du corps, du mental, de l’émotionnel qui dans le processus créatif sont orientés vers le même objectif.

Il est déjà accompli dans cette unité intérieure et par la joie qui est impulsée par l’énergie du désir.

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