LA COLÈRE, l’AMERTUNE ET LE PARDON

 

Pardonner

La colère et l’amertume ne se contentent pas d’exister à travers la situation qui nous préoccupe dans le moment, elles s’étendent à toutes les situations que nous vivons et vivrons et à toutes les relations que nous entretenons et entretiendrons. Elles sont tel un poison que l’on verse au bord d’une rivière et qui finit par rejoindre le fleuve. Elles nous consument tout entier.

La colère et l’amertume naissent souvent d’une offense que l’on a subie – la plupart du temps au cours de l’enfance – et que nous avons interprétée comme une attaque directement tournée contre nous : une injustice, une trahison, une honte, du mépris, du dénigrement… Parfois, le geste est volontaire, mais la plupart du temps il est simplement l’expression d’une blessure beaucoup plus grande que porte notre oppresseur, blessure qui contrôle la plupart de ses actions et réactions.

Parfois, nous sommes victimes et, parfois, nous causons du tort. Et lorsque nous sommes dans ce deuxième rôle, c’est qu’il y a forcément un malaise à l’intérieur de nous qui a envie de s’exprimer.

LE PARDON VIENT AVEC LA COMPRÉHENSION

Mon premier pardon est destiné à mon père dont les actions et comportements ont tous contribué à me faire sentir bon à rien  et indigne d’être aimé.

Toutefois, le jour où j’ai réalisé que je lui en voulais un peu moins, c’est lorsque je me suis mise à le défendre parce que, tout à coup, je comprenais mieux que sa vie n’avait pas été facile. Du coup, je me suis demandée comment, moi, j’aurais réagi en de pareilles circonstances et la réponse est demeurée un champ vide.

Cela n’efface en rien ce qu’il m’a fait subir, mais me libère par contre de mon empreinte de victime car je comprends mieux désormais que cela n’avait rien à voir avec moi, mais tout à voir avec ses propres démons et blessures.

LE PARDON VIENT AVEC LA COMPASSION

Pour arriver à se libérer de la rancœur que l’on éprouve, il est nécessaire de reconnaître que nous sommes tous des êtres sensibles dont la perception est continuellement faussée par toutes les mauvaises expériences que nous avons vécues, perception qui nous rend davantage réactifs à toute situation similaire.

Par exemple, nous serons allergiques à une personne qui ment si nous avons senti un certain manque d’authenticité de la part de nos parents. Allergiques aussi aux personnes qui n’ont pas de parole si nos parents n’ont jamais respecté leurs engagements. Et la liste va sans fin.

Le pardon vient irrémédiablement lorsque nous avons la capacité d’inverser les rôles, mais surtout de remettre totalement à l’autre la responsabilité de ses actes, et ce, en se soustrayant tout simplement de ce qui ne nous appartient pas.

Toutefois, il est primordial pour notre survie de ne pas tomber dans le panneau du  « pardon à tout prix » si nous sentons que cela permettra à l’autre de nous abuser à nouveau.

Il faut que le pardon soit réfléchi et intelligent et il faut se sentir assez solide pour être capable de mettre nos limites ou de garder nos distances avec l’oppresseur.

Le pardon est un acte de libération envers l’autre, mais surtout pour soi-même

LE PARDON EST UN CHOIX

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