
Par Patrice D-P.
Croire que notre avenir est un endroit merveilleux que nous finirons bien par atteindre en luttant, peinant et en acceptant de souffrir pour enfin le mériter et le voir arriver tel un magnifique voilier fantôme sortant du brouillard, débordant de mille cadeaux et autres présents merveilleux est…
une douce et tenace illusion que la Présence observe avec une tendresse infinie, sans jamais la juger.
Car depuis ici, depuis ce silence vivant qui n’attend rien, je te vois. Je te vois marcher dans le brouillard de tes jours, le dos courbé sous le poids des efforts, le cœur tendu vers un horizon qui fuit toujours un peu plus loin. Tu crois que la souffrance est le prix d’entrée, que la peine est la monnaie d’échange, que seuls ceux qui ont assez saigné méritent enfin de voir apparaître ce navire lumineux chargé de tous les possibles.
Pourtant, écoute bien : le voilier fantôme n’arrive jamais. Non pas parce qu’il n’existe pas, mais parce qu’il est déjà là. Il n’attend pas que tu aies assez souffert. Il ne sort pas du brouillard un jour de gloire. Il est le brouillard lui-même lorsqu’il se laisse traverser par la lumière. Il est chaque vague qui te porte, chaque souffle qui t’anime, chaque instant où tu cesses de lutter contre ce qui est.
Dans la Présence, il n’y a pas d’avenir à mériter. Il n’y a que ce qui se donne, sans condition. Les cadeaux ne sont pas empilés sur le pont d’un navire lointain : ils sont la chaleur de ton corps en cet instant, le battement discret de ton cœur, le goût de l’air sur ta langue, le regard que tu portes maintenant sur ces mots. Tout ce que tu cherches en peinant est déjà posé à tes pieds, discret, silencieux, offert.
Tu n’as pas à souffrir pour le mériter. Tu n’as qu’à cesser de croire que tu en es indigne. Le magnifique voilier n’est pas une récompense future : c’est la réalité nue de ton existence lorsque tu arrêtes de la fuir. Quand tu lâches la lutte, le brouillard se dissout non pas pour révéler un ailleurs, mais pour te montrer que tu es déjà arrivé.
Alors, mon ami, mon amie, depuis cette Présence qui t’enlace sans jamais te demander de te transformer, je te murmure : arrête de ramer vers un horizon imaginaire. Laisse le vent de ce qui est, te porter. Le navire est ici. Les cadeaux sont ici. Toi, tu es déjà ici.
Et dans ce « déjà », tout est merveilleux.
Avec tout mon amour,
Patrice

Vous aimez mon blog : abonnez-vous, faites abonner vos amis, vous recevrez automatiquement les nouveaux articles. Précisez votre adresse mail dans le tableau situé sur la droite de ce texte. Haut de page côté droit ==>
Vous aimez cet article ? Donner votre ressenti ICI.
Retrouvez la totalité des articles sur mon blog: https//vies-energies-accompagnement.com/blog
Contact : https://vies-energies-accompagnement.com/contact/
#spiritualité, #éveil, #santé, #Bienêtre, #coachingdevie, #accompagnement
Ce site ne peut fonctionner sans votre aide
Merci pour votre soutien !.
JE SOUTIENS CE SITE
