
SE LIBÉRER DU RÔLE QUE L’ON JOUE – UN CHEMIN DU COEUR

Imagine que depuis tout petit, tu as appris à porter un costume invisible.
« Sois fort », « sois gentil », « ne fais pas de vagues », « réussis », « sois spirituel maintenant »…
Au début, ce costume te protégeait : il te permettait d’être aimé, accepté, en sécurité. Mais avec le temps, tu as oublié que c’était un costume. Tu as commencé à croire : « C’est moi, ça. C’est qui je suis vraiment. »
Et c’est normal. Presque tout le monde vit ça. La bonne nouvelle ? Ce costume n’est pas collé à ta peau pour toujours. Il est léger, en réalité. Il suffit de cesser de tirer dessus, de le défendre, de vouloir le rendre plus beau ou plus spirituel.
Quand on arrête de s’accrocher, il commence à s’effilocher tout seul… et en dessous, il y a quelque chose de très doux : toi, simplement toi, sans rôle à tenir.
1. Regarder avec tendresse, sans rien changer
La première chose toute simple, c’est de remarquer. Pas besoin de juger, pas besoin de « guérir » tout de suite.
Juste regarder avec douceur, comme on regarderait un enfant qui joue à se déguiser. Quand tu sens que le « sauveur » arrive en force, ou que la petite voix dit « je ne vaux rien si je ne fais pas ça », tu peux sourire intérieurement et te dire : « Ah, te revoilà, mon vieux costume… Entre, je te vois. »
Cette petite reconnaissance crée déjà un espace. Tu n’es plus complètement dedans. Tu es aussi celui ou celle qui regarde, avec bienveillance.
2. Se poser la question la plus douce du monde
Ramana Maharshi, un sage très simple, posait souvent une seule question; « Qui suis-je ? » Pas pour trouver une belle réponse intelligente.
Juste pour sentir : avant toutes les histoires que je me raconte sur moi ( « je suis fatigué·e / gentil·le / perdu·e / éveillé·e… » ), qu’est-ce qui reste ? Il reste une petite sensation toute tranquille : « Je suis là. » Pas « je suis quelqu’un de spécial », pas « je suis un échec ». Juste… je suis.
Comme le ciel est là, même quand il est couvert de nuages.
Repose-toi souvent dans cette petite sensation. Elle est toujours là, même quand tu l’oublies.
3. Laisser les pensées passer comme des nuages
Eckhart Tolle le dit si gentiment : « tu n’es pas tes pensées ». Tu es le ciel dans lequel elles passent. Quand une pensée arrive (« je dois être plus spirituel·le », « je ne suis pas assez bien »), tu n’as pas besoin de la combattre ni de la croire.
Regarde-la venir, rester un peu, puis repartir. Comme un nuage. Le ciel, lui, ne change jamais. Il est paisible, vaste, ouvert. Toi aussi.
4. Revenir au corps, au présent, sans effort
Le costume vit surtout dans la tête : il raconte des histoires sur hier, sur demain, sur qui je devrais être.
Le corps, lui, est toujours ici, maintenant. Plusieurs fois par jour, Pose-toi cette question toute douce : « Qu’est-ce que je sens là, dans ma poitrine / mon ventre / mes mains, juste maintenant ? »
Pas besoin d’expliquer, pas besoin de « bien » ressentir.
Juste sentir.
Le corps ne sait pas jouer la comédie. Quand tu reviens là, le vieux rôle perd un peu de sa force, naturellement.
5. Accueillir la peur comme une petite amie timide
Quand le costume s’effiloche, une peur peut arriver :
« Mais si je lâche tout ça… qui je suis ? Est-ce que je vais disparaître ? » C’est normal. C’est la petite voix du costume qui a peur de ne plus être utile.
Tu peux lui répondre avec douceur : « Je t’entends. Merci d’avoir voulu me protéger si longtemps. Mais je suis déjà là, même sans toi. Reste si tu veux, mais tu n’as plus besoin de conduire. »
Cette peur n’est pas une ennemie. C’est juste un dernier petit nuage qui passe.
Vivre plus léger, sans centre fixe
Peu à peu, on s’aperçoit qu’on peut encore faire tout ce qu’on faisait avant : aimer, travailler, rire, pleurer, se tromper…
Mais sans que tout tourne autour d’un « moi » qui a besoin d’être approuvé, amélioré, spirituel. C’est comme jouer dans une pièce de théâtre en sachant que c’est du théâtre.
Tu joues encore le rôle quand c’est utile (parent, ami, collègue), mais tu ne te prends plus totalement au sérieux.
Le rôle devient léger, amusant, aimant… parce qu’il n’est plus une prison.
Et ce qui reste, quand tous les costumes sont devenus transparents ?
Une paix très simple. Une présence douce. Comme rentrer à la maison après un très long voyage.
Tu n’as rien à prouver, rien à devenir.
Tu es déjà cela – et cela a toujours été là, attendant patiemment que tu cesses de chercher ailleurs.
Tu n’as pas besoin d’être un grand sage pour ça.
Juste un peu de présence, un peu de tendresse envers toi-même, et beaucoup de permission de ne rien forcer.
Tu es déjà Cela.
Repose-toi là-dedans… c’est tout.

Vous aimez mon blog : abonnez-vous, faites abonner vos amis, vous recevrez automatiquement les nouveaux articles. Précisez votre adresse mail dans le tableau situé sur la droite de ce texte. Haut de page côté droit ==>
Vous aimez cet article ? Donner votre ressenti ICI.
Retrouvez la totalité des articles sur mon blog: https//vies-energies-accompagnement.com/blog
Contact : https://vies-energies-accompagnement.com/contact/
Ce site ne peut fonctionner sans votre aide
Merci pour votre soutien !.
JE SOUTIENS CE SITE
