
L’ART DE CESSER DE TENIR LE VOLANT

Il se passe quelque chose d’assez extraordinaire en ce moment même.
Vous respirez sans y penser. Votre cœur bat sans vous demander la permission. Le sang circule à travers des kilomètres de vaisseaux que vous ne verrez jamais, transportant de l’oxygène vers des cellules que vous ne rencontrerez jamais.
Un univers entier d’activité se déploie en vous… et vous ne faites absolument rien de tout cela.
Et pourtant, d’une manière ou d’une autre, vous vous êtes convaincu que vous êtes aux commandes du reste.
C’est là la magnifique plaisanterie que nous nous jouons à nous-mêmes.
Nous avançons dans la vie persuadés d’être le chef d’orchestre, alors qu’en réalité, nous ne sommes qu’un instrument parmi d’autres, tentant désespérément de jouer toute la symphonie à nous seuls. Et mon Dieu… que c’est épuisant.
LE POIDS INVISIBLE DU CONTRÔLE
Vous pouvez le sentir, n’est-ce pas ?
Cette pression subtile sur votre conscience.
Ce fardeau invisible qui consiste à maintenir votre monde en place.
Comme si vous souteniez le ciel à mains nues, terrorisé à l’idée que si vous relâchez ne serait-ce qu’un instant, tout s’effondrerait.
Mais voici ce qui est fascinant :
le ciel n’a jamais reposé sur vos épaules.
LA SAGESSE DU BAMBOU
Observez le bambou.
Quand les vents violents traversent la forêt, le chêne majestueux lutte contre la tempête. Il se raidit, se crispe, tente de rester droit… et souvent, il se brise.
Le bambou, lui, plie.
Il cède.
Il danse avec le vent au lieu de s’y opposer.
Et lorsque la tempête s’apaise, il revient naturellement à sa place, intact.
Le bambou sait quelque chose que nous avons oublié :
il existe une immense force dans la souplesse, une puissance profonde dans le fait de céder.
LE PARADOXE DE LA MAIN FERMÉE
Faites l’expérience maintenant.
Serrez votre main en un poing. Fortement.
Et dans cet état, essayez de recevoir quelque chose.
Une pièce.
Une fleur.
Une caresse.
Impossible.
Le geste même de saisir empêche de recevoir.
Voilà le paradoxe dans lequel nous vivons chaque jour.
Nous serrons nos plans si fort que nous manquons les opportunités inattendues.
Nous défendons nos opinions avec tant d’ardeur que nous n’entendons plus les vérités nouvelles.
Nous nous agrippons à l’amour avec tant de peur que nous finissons par l’étouffer.
QUAND L’INTERVENTION DEVIENT SPECTACLE
Un homme trouva un jour un papillon prisonnier dans sa maison.
Voulant l’aider, il tenta de le saisir délicatement. Mais à chaque tentative, le papillon s’affolait, s’épuisait davantage.
Finalement, l’homme ouvrit simplement toutes les fenêtres… et s’assit immobile.
Quelques minutes plus tard, le papillon trouva seul le chemin de la liberté.
Son aide, pourtant bien intentionnée, était précisément ce qui empêchait la solution.
Combien de fois faisons-nous cela avec notre propre vie ?
LA NATURE NE FORCE RIEN
La rivière ne lutte pas pour descendre.
Le soleil ne force pas pour briller.
La fleur ne travaille pas pour éclore.
Ils suivent leur nature, et ce faisant, accomplissent sans effort ce qui serait impossible par la contrainte.
Votre nature n’est pas la lutte.
Votre nature n’est pas l’effort constant.
Votre être essentiel est comme un lac de montagne limpide :
naturellement calme, naturellement clair, naturellement en paix.
Les turbulences que vous ressentez viennent des pensées que vous continuez de jeter dans ses profondeurs.
LA DIFFÉRENCE ENTYRE ACTION ET AGITATION
Il ne s’agit pas de devenir passif.
Il s’agit de reconnaître la différence entre action véritable et agitation.
L’action authentique jaillit du silence, comme une flèche libérée d’un arc.
L’agitation, elle, ressemble à des mouvements désordonnés dans des sables mouvants : plus vous luttez, plus vous vous enfoncez.
Quand vous lâchez réellement prise, vous ne perdez pas le contrôle.
Vous découvrez ce qu’est le véritable contrôle.
LE CONDUCTEUR FANTÔME
Cette petite voix surgit alors :
« Si je ne tiens pas tout ensemble, qui le fera ?
Si je ne décide pas, que va-t-il se passer ? »
Mais posez-vous une question simple :
où se trouve exactement ce “je” qui prétend conduire votre vie ?
Dans la tête ?
Dans le corps ?
Dans le cerveau ?
Vous ne vous vivez pas comme un organe.
Vous vous vivez comme une présence consciente.
Et pourtant…
Qui est conscient de cette conscience ?
Plus vous cherchez ce pilote, plus il devient insaisissable. Comme tenter d’attraper votre propre ombre.
LA VAGUE ET L’OCÉAN
Quand avez-vous décidé de tomber amoureux ?
Quand avez-vous choisi de naître ?
Votre taille, vos parents, votre langue, votre personnalité ?
La majorité de ce que vous êtes et de ce qui vous arrive se déploie sans consulter ce supposé centre de commande appelé « moi ».
Vous êtes comme une vague persuadée qu’elle doit contrôler l’océan.
Alors qu’elle est l’océan en train de se manifester.
LE MARIN QUI SOUFFLAIT DANS SES VOILES
Un marin croyait être le vent.
Chaque matin, il soufflait de toutes ses forces dans ses voiles, persuadé que son souffle faisait avancer le bateau.
Il s’épuisait.
Et le bateau avançait à peine.
Un jour, il s’effondra de fatigue… et le vent se leva.
Les voiles se gonflèrent.
Le bateau fila.
Il comprit alors :
il n’avait jamais été le vent.
Il avait seulement oublié d’ouvrir ses voiles.
C’est la grande plaisanterie de l’existence humaine :
nous nous épuisons à créer ce qui nous est déjà offert librement.
LE VIDE GÉNÉREUX
Nous craignons le vide.
Mais le vide n’est pas l’absence.
Le ventre maternel est vide… et pourtant infiniment créatif.
Le potier façonne l’argile autour du vide, et c’est ce vide qui rend le vase utile.
Vous avez rempli chaque recoin de vous-même : projets, peurs, identités, attentes.
Il n’y a plus de place pour que la vie vous surprenne.
Un bol déjà plein ne peut recevoir le thé.
LA NUIT FERTILE DE L’ÂME
Les mystiques parlent de la nuit noire de l’âme, non comme d’une dépression, mais comme du silence fertile avant l’aube.
Chaque nuit, vous vous abandonnez au sommeil.
Votre identité se dissout.
Et vous renaîtrez au matin.
Et si le vide conscient était une renaissance, et non une disparition ?
LA MUSIQUE ENTRE LES NOTES
Un musicien de jazz restait parfois immobile, les mains posées sur le piano, sans jouer.
Il écoutait le silence.
Et quand la musique surgissait, elle naissait de cet espace.
La créativité, l’amour, la sagesse n’émergent pas de l’accumulation…
mais de l’espace.
VOUS N’ÊTES PAS EN TRAIN DE VIVRE UNE VIE
Vous êtes la vie en train de se vivre
Quand vous cessez de crier intérieurement, la vie commence à vous parler.
Pas en mots, mais en expériences.
Un coucher de soleil devient une lettre d’amour.
Le chant d’un oiseau devient une guidance.
Votre café du matin devient un enseignement.
Vous découvrez que l’univers n’a jamais cessé de vous parler.
Vous étiez simplement trop occupé à raconter votre propre histoire.La grande révélation
Vous n’êtes pas ici pour contrôler la vie.
Vous êtes ici pour danser avec elle.
Quand vous lâchez la tentative de maîtriser le résultat, la vie vous offre bien plus que ce que vous auriez pu imaginer désirer.
Vous ne perdez pas votre identité.
Vous perdez vos limitations.
Vous ne devenez pas rien.
Vous devenez disponible à tout.
CONCLUSION; OUVRIR LES VOILES
La musique joue depuis toujours.
Votre rôle vous attend.
Il ne s’agit plus de lire le script de qui vous pensez devoir être,
mais de danser qui vous êtes réellement.
Et peut-être découvrirez-vous alors ceci :
vous n’avez jamais été séparé de la vie.
Vous avez toujours été l’histoire d’amour entre la conscience et la création.

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