
POURQUOI LES PERSONNES SPIRITUELLEMENT ÉVEILLÉES DISPARAISSENT SILENCIEUSEMENT DU MONDE

Il y a quelque chose de paradoxal dans l’éveil de la conscience. Plus on devient lucide, plus on ressent parfois l’envie de se retirer du monde. Pas dans un sens sombre, pas comme un abandon de la vie, mais comme un détachement naturel face au bruit, aux jeux, aux mises en scène permanentes de la société. Tout commence alors à ressembler à un film déjà vu mille fois.
On imagine souvent que l’éveil rend plus engagé, plus impliqué, plus enthousiaste. Et d’une certaine manière, c’est vrai. Mais pas de la façon attendue. Pas de celle qui brille sur les réseaux sociaux ou qui impressionne dans les dîners mondains. Car plus on voit clair, moins on a envie de participer à l’illusion. Notre civilisation entière fonctionne sur cette illusion. Elle est construite sur elle, nourrie par elle. On y voit des êtres humains se battre pour des choses qui n’existent pas vraiment, courir après des rêves programmés, ériger des monuments à des identités qui ne sont que des rôles. Et il ne s’agit pas de juger. Nous avons tous joué ce jeu.
Pendant longtemps, j’ai moi-même bâti une identité, un personnage, une réussite. Puis un jour, j’ai réalisé que ce personnage n’était qu’un rôle extrêmement convaincant dans une pièce sans fin. Et une fois que l’on voit derrière le rideau, on ne peut plus faire semblant. C’est comme assister à un spectacle de magie. Tant que vous ignorez les mécanismes, vous êtes émerveillé. Mais lorsque quelqu’un vous montre les miroirs, les trappes, les gestes discrets, le spectacle ne disparaît pas… il change. Vous ne pouvez plus le regarder de la même manière. L’éveil agit exactement ainsi : il révèle les mécanismes derrière la magie du monde.
Les personnes profondément endormies restent captivées par le drame humain : la politique, l’argent, la renommée, la peur, la quête d’amour, l’angoisse de la mort. Pour elles, tout cela est réel, vital, central. Pour la conscience éveillée, ce n’est plus rejeté, mais vu autrement : comme un jeu temporaire, un rêve collectif, une expérience cosmique. Et c’est là que commence la véritable disparition. Le monde est organisé pour ceux qui veulent plus, toujours plus. Il a besoin de consommateurs, de compétiteurs, de croyants. Mais l’être éveillé ne “consomme” plus les promesses du système. Il n’achète plus les récits, les peurs, les divisions, les scénarios imposés. Il ne joue plus le même jeu.
Alors les relations changent. Les conversations superficielles deviennent vides. Les discussions mécaniques lassent. L’être éveillé cherche la profondeur, la vérité, la présence. Et la plupart des gens ne sont pas prêts à cela. Non par manque d’intelligence, mais parce que chacun est exactement là où il doit être sur son chemin. On ne réveille pas quelqu’un qui n’est pas prêt. Comme on ne peut expliquer la couleur à quelqu’un qui n’a jamais vu. Les mots ne suffisent pas. La disparition n’est donc pas une fuite. C’est un retrait naturel. On cesse de participer à ce qui ne résonne plus. On se détache des conflits stériles, des performances sociales, des rôles imposés. On simplifie. On protège son énergie. On devient plus silencieux, plus authentique, plus aligné.
Beaucoup d’êtres éveillés suivent ce même mouvement : moins de bruit, moins d’excès, moins de mise en scène. Ils découvrent que les vrais trésors ne sont pas à l’extérieur, mais dans l’espace intérieur, dans le silence, dans la simple présence. Le monde peut appeler cela un renoncement. Il peut parler de perte de motivation, de retrait, de potentiel gaspillé. Mais le monde ne comprend pas encore. Car le monde rêve encore. L’éveil ne rend pas indifférent. Il rend plus sensible, plus compatissant, plus lucide face à la souffrance. Mais il change la manière d’aimer, d’aider, de participer. On n’essaie plus de sauver le monde, car on comprend qu’il est exactement ce qu’il doit être : une école, un terrain de jeu, une scène pour la conscience. Alors on vit simplement. On aime profondément. On parle avec sincérité. On crée par joie, non pour prouver. On aide quand l’appel est réel. On participe quand c’est juste.
On disparaît du monde des apparences… mais on apparaît enfin dans le réel. Car derrière les rôles, les masques et les personnages, il ne reste qu’une chose : la présence. La conscience. Cet instant éternel qui se déploie maintenant. Le monde pense que l’éveillé devient moins. Mais en réalité, il devient plus : plus vrai, plus présent, plus relié à l’essentiel. Si vous ressentez ce besoin de vous retirer du bruit, de simplifier, de ralentir, ne luttez pas contre cela. Vous n’êtes pas brisé. Vous ne fuyez pas. Vous vous réveillez.
Et ceux qui se réveillent se dirigent naturellement vers le silence, la simplicité et la vérité. Vous n’êtes pas en train de disparaître. Vous êtes en train de vous souvenir de ce que vous êtes vraiment.
Bienvenue dans la disparition.

Vous aimez mon blog : abonnez-vous, faites abonner vos amis, vous recevrez automatiquement les nouveaux articles. Précisez votre adresse mail dans le tableau situé sur la droite de ce texte. Haut de page côté droit ==>
Vous aimez cet article ? Donner votre ressenti ICI.
Retrouvez la totalité des articles sur mon blog: https//vies-energies-accompagnement.com/blog
Contact : https://vies-energies-accompagnement.com/contact/
Ce site ne peut fonctionner sans votre aide
Merci pour votre soutien !.
JE SOUTIENS CE SITE
