
En cet instant même, tandis que ces mots résonnent en vous, un jeu se déroule. Plusieurs jeux, en réalité. Des jeux que vous n’avez jamais choisi de jouer, mais qui vous volent votre paix, votre joie, votre vie même.
Ces jeux ne sont pas des concepts abstraits. Ce sont des schémas précis, des habitudes de l’esprit qui façonnent, en ce moment précis, votre expérience de la réalité. La merveilleuse nouvelle ? Vous pouvez arrêter de jouer. Immédiatement. Pas progressivement. Pas après des années de pratique. Immédiatement.
Car dès l’instant où vous reconnaissez le jeu pour ce qu’il est, le sortilège se brise. La supercherie devient évidente. Et vous êtes libre. Voici les sept jeux auxquels l’être éveillé – celui qui voit clair – a simplement cessé de participer.
Le jeu de la rareté Cette voix qui murmure : « Il n’y en a pas assez. » Pas assez d’argent, de temps, d’amour, de succès. Alors il faut saisir, accumuler, protéger, rivaliser. Pourtant, regardez la nature : un arbre ne produit-il pas des milliers de graines avec une générosité folle ? Le soleil rationne-t-il sa lumière ? L’océan compte-t-il ses vagues ?
La rareté n’existe pas dans l’Univers. Elle n’existe que dans la perception séparée qui croit pouvoir posséder des morceaux de l’infini. Quand cette illusion tombe, le corps se détend. L’angoisse de manquer s’évanouit. Et l’abondance – réelle, évidente, outrageuse – se révèle partout.
Le jeu de la comparaison Comparer son intérieur chaotique à l’extérieur lisse des autres. Comparer sa vie entière à un instant figé de la leur. Mais qui a décidé du mètre étalon universel du bonheur ? Un moine mesure-t-il le succès comme un banquier ? Une mère comme un musicien ? Votre vie est unique. Cette combinaison précise de dons et de limites n’a jamais existé avant vous et ne se reproduira jamais. À quoi la comparer ? Quand le jeu s’arrête, l’énergie gaspillée en envie devient disponible pour vivre vraiment.
Le jeu du futur Vivre pour demain. Planifier, épargner, contrôler, sacrifier le présent à un « après » qui n’arrive jamais. Car quand « après » arrive, il s’appelle maintenant. La symphonie de Mozart n’a pas pour but la dernière note. Elle est le déploiement même de la musique. La vie est identique : elle n’est pas à vivre pour une destination. Elle est à vivre dans le déploiement.
Le piège de l’amélioration de soi L’idée que vous êtes, tel que vous êtes, inacceptable. Déficient. Cassé. Qu’il faut vous réparer, vous perfectionner, vous rendre enfin digne. Mais l’éveil n’est pas devenir plus. C’est devenir moins. Retirer les couches de conditionnement, les « il faut », les jugements. Comme nettoyer la boue d’une statue d’or déjà parfaite. L’or n’a pas besoin d’être amélioré. Il a seulement besoin d’être révélé.
Le jeu de l’attachement aux résultats Faire dépendre sa paix de ce qui arrive ou n’arrive pas. Écrire un livre pour qu’il soit bestseller. Travailler pour être reconnu. Aimer pour être aimé en retour. Mais l’enfant qui construit un château de branches ne pleure pas quand il s’effondre. Il est absorbé par le plaisir de créer. Quand l’attachement aux résultats tombe, la joie revient dans l’acte lui-même.
L’illusion de la séparation Croire qu’il y a « vous » ici et « le monde » là-bas. Mais où finissez-vous vraiment ? Votre peau échange en permanence avec l’air. L’oxygène devient votre sang. La nourriture devient vos cellules. Vos pensées sont tissées de culture, de langage, d’expériences partagées. Vous n’êtes pas venus dans ce monde. Vous êtes sortis de lui. Comme une vague de l’océan. Comme une pomme de l’arbre. Vous êtes l’Univers en train de se regarder. Quand cette vérité est vécue, non seulement pensée, la compassion devient spontanée. Nuire à autrui devient impossible : c’est se nuire à soi-même.
La peur de l’impermanence Tout passe. Tout ce que vous aimez disparaîtra. Alors on lutte : photos, contrats, monuments, assurances – tentatives dérisoires de figer l’éphémère. Mais l’impermanence n’est pas le problème. La résistance à l’impermanence l’est. Pourquoi les cerisiers en fleur sont-ils si beaux ? Parce qu’ils ne durent qu’une semaine. Pourquoi la musique touche-t-elle le cœur ? Parce que chaque note naît et meurt pour laisser place à la suivante. Quand l’impermanence est accueillie, chaque instant devient sacré. Précisément parce qu’il est unique. Irrépétable. Infini dans sa fugacité.
Ces sept jeux – rareté, comparaison, futur, amélioration, attachement, séparation, impermanence – sont les chaînes invisibles qui maintiennent la conscience endormie. L’être éveillé ne les combat pas. Il les voit. Et dans ce simple regard clair, honnête, sans filtre, les chaînes tombent d’elles-mêmes. Aucune technique n’est nécessaire. Aucune pratique de longue haleine. Seulement voir.
Voir que vous êtes déjà assez. Que vous l’avez toujours été. Que l’Univers ne commet pas d’erreur. Et que vous êtes son expression parfaite, ici et maintenant. Arrêtez de jouer. Pas demain. Pas progressivement. Maintenant. Et découvrez ce qui était toujours là, caché sous le bruit, l’effort et la peur : ce moment, ce souffle, cette expérience irremplaçable d’être vivant.
C’est tout. C’est tout ce qu’il y a. Et, miraculeusement, c’est assez.
Bienvenue chez vous.

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