
Par Patrice D-P.
Nous passons une grande partie de notre vie à réfléchir à demain.
Nous élaborons des projets, nous établissons des stratégies, nous anticipons les difficultés. Nous cherchons à comprendre le monde, à prévoir ses mouvements, à sécuriser notre existence. Notre mental travaille sans relâche, persuadé que le bonheur se trouve au bout d’un chemin qu’il nous appartient de tracer.
Et pourtant…
Et si notre avenir prenait naissance à l’endroit où nous cessons de vouloir tout contrôler ?
Combien de fois avons-nous obtenu ce que nous désirions pour découvrir, une fois arrivés, que quelque chose d’essentiel nous manquait ?
Combien de fois avons-nous construit une existence qui semblait répondre à tous les critères de la réussite, sans ressentir cette paix profonde que nous espérions ?
Peut-être avons-nous parfois confondu le futur que nous voulions maîtriser avec celui que nous étions appelés à vivre.
Le mental sait construire des plans. Mais sait-il reconnaître ce qui rend la vie profondément vivante ?
Le mental analyse, compare, calcule. Il s’appuie sur ce qu’il connaît, sur ce qu’il a appris, sur ses expériences passées. Il cherche à éviter les risques et à reproduire ce qui lui a déjà procuré un sentiment de sécurité.
Il est précieux. Il nous aide à agir, à comprendre et à donner une forme concrète à nos intentions.
Mais il possède une limite : il imagine souvent demain à partir d’hier.
Il peut ainsi nous enfermer dans la répétition, nous faire choisir le raisonnable plutôt que le juste, la sécurité plutôt que l’élan véritable, l’approbation des autres plutôt que la fidélité à nous-mêmes.
Le cœur, lui, nous invite ailleurs.
Non pas dans l’irrationnel, ni dans l’aveuglement, mais dans une qualité de présence qui nous permet d’écouter autrement.
Lorsque nous faisons silence, lorsque nous cessons un instant de vouloir obtenir, prouver ou contrôler, quelque chose peut émerger. Une évidence tranquille. Une intuition. Le sentiment profond qu’une direction est juste, même si nous ne savons pas encore où elle nous conduira.
Le cœur ne nous fournit pas nécessairement un plan détaillé. Il nous révèle une orientation.
Celle qui respecte la vie. Celle qui ne demande pas de nous trahir. Celle qui nous permet d’avancer sans perdre notre humanité en chemin.
Créer son meilleur futur, ce n’est donc pas obtenir à tout prix ce que nous désirons. C’est devenir intérieurement celui ou celle qui peut accueillir et faire grandir ce qui a véritablement du sens.
Et cela change tout.
Car si nous construisons notre avenir depuis la peur, nous risquons de multiplier les protections, les méfiances et les rapports de force.
Si nous le construisons depuis le besoin de reconnaissance, nous pouvons passer notre vie à courir après un regard qui nous rassure.
Mais si nous le construisons depuis l’amour, la sincérité et le respect, nos choix prennent une autre couleur. Nos relations deviennent des lieux de rencontre plutôt que des espaces de conquête. Nos actes cessent d’être uniquement des moyens d’obtenir quelque chose : ils deviennent l’expression de ce que nous sommes.
Alors, sans même chercher à transformer le monde, nous commençons à transformer la manière dont nous y participons.
Et cette transformation n’a rien de spectaculaire. Elle se manifeste dans une parole que nous choisissons de ne pas prononcer pour blesser, dans une écoute véritable, dans un pardon qui nous libère, dans un geste généreux qui ne réclame aucune récompense.
Elle se manifeste aussi lorsque nous avons le courage de dire non à ce qui nous éloigne de notre vérité.
Car le cœur n’est pas seulement douceur. Il est aussi discernement, courage et fidélité à l’essentiel.
Peut-être est-ce là que commence le futur auquel nous aspirons : non pas dans une image idéale de demain, mais dans la qualité de conscience avec laquelle nous habitons aujourd’hui.
Nous ne pouvons pas tout prévoir. Nous ne pouvons pas tout maîtriser. Et nous ne sommes pas responsables de tout ce qui adviendra.
En revanche, nous pouvons apprendre à choisir depuis un espace intérieur plus libre, moins gouverné par la peur et davantage accordé à la vie.
Le mental pourra ensuite servir cette intention, lui donner une forme, trouver les moyens de la réaliser.
Mais il ne sera plus le maître absolu. Il deviendra l’instrument d’une conscience qui sait pourquoi elle agit.
Alors, peut-être n’avons-nous pas tant besoin de savoir exactement à quoi ressemblera notre avenir.
Peut-être avons-nous surtout besoin de nous demander quelle énergie nous déposons dans le présent.
Car c’est ici que tout commence.
Dans notre façon d’aimer. Dans notre façon de regarder l’autre. Dans notre façon d’habiter ce monde.
Le meilleur futur ne se construit pas seulement avec ce que nous voulons accomplir, mais avec l’amour que nous mettons dans ce que nous accomplissons.
Et si, au lieu de demander sans cesse à notre mental : « Comment réussir ma vie ? », nous apprenions à demander à notre cœur :
« Quelle vie ai-je envie de faire rayonner à travers moi ? »
Peut-être découvririons-nous alors que l’avenir n’est pas uniquement une destination à atteindre.
Il est déjà une présence à incarner.
Aujourd’hui.
Maintenant.
Et dans chacun de nos gestes.
Car le futur que nous cherchons commence dans le cœur depuis lequel nous vivons le présent.
Avec tout mon amour,
Patrice.

Vous aimez mon blog : abonnez-vous, faites abonner vos amis, vous recevrez automatiquement les nouveaux articles. Précisez votre adresse mail dans le tableau situé sur la droite de ce texte. Haut de page côté droit ==>
Vous aimez cet article ? Donner votre ressenti ICI.
Retrouvez la totalité des articles sur mon blog: https//vies-energies-accompagnement.com/blog
Contact : https://vies-energies-accompagnement.com/contact/
#spiritualité, #éveil, #santé, #Bienêtre, #coachingdevie, #accompagnement
Ce site ne peut fonctionner sans votre aide
Merci pour votre soutien !.
JE SOUTIENS CE SITE
